Sanctuaire Sainte Rita de Vendeville
Sanctuaire Sainte Rita de Vendeville

Neuvaine Sainte Rita 2021

Personne ne peut dire, en ce mois de février, dans quel cadre et en quelles circonstances se déroulera la traditionnelle neuvaine en l’honneur de Sainte Rita. Il nous faudra accueillir les événements tels qu’ils se présenteront.

Les progrès de la science et de la technique ont longtemps donné à l’homme l’illusion de la toute-puissance. La rébellion d’une nature trop souvent malmenée vient à peine d’éveiller des doutes que déjà un méchant virus sème le trouble sur toute la planète et fait descendre l’être humain de son piédestal.

Qui sommes-nous vraiment ? Qui ou quoi nous ouvrira les yeux sur nous-mêmes ? Qu’attendons-nous ? Qui nous aidera à trouver le chemin ? Dans les épreuves et les difficultés, vers qui allons-nous nous tourner ? Ces questions oubliées aux heures bienfaisantes reviennent aujourd’hui dans le désarroi.

Sainte Rita nous mène à Jésus. Il est lui-même la réponse à nos interrogations. A son école, nous avons la chance, pendant neuf jours privilégiés, de contempler Jésus, de l’écouter, de le solliciter, de le suivre. Il est là pour nous, nous sommes là pour lui et pour nos frères et sœurs. Nous nous préparons à lui dire avec les apôtres : « A qui irions-nous, Seigneur ? tu as des paroles de vie éternelle. » Jean 6, 68

Premier jour : « Il tombe à ses pieds et le supplie avec insistance. » Marc, 5, 22-23.

Nous débutons notre neuvaine avec un père de famille catastrophé et une femme craintive. A ce moment de leur vie, ils attendent tout de Jésus la sauvegarde de ce qu’ils ont de plus précieux : la vie d’un enfant, la santé. Osons-nous supplier Jésus avec insistance, en avons-nous le droit ? Est-ce bien utile ?

Deuxième jour : « Cela ne te fait rien que nous périssions ? » Marc 4, 38.

Les disciples ont ce jour-là l’étrange sentiment que Jésus les abandonne, se désintéresse de leur sort. Ils sentent la proximité d’un drame, le redoute et Jésus dort. N’avons-nous jamais apostrophé Dieu dans notre détresse : « Cela ne te fait rien ! » Que nous répond-il ?

Troisième jour : « Ta foi t’a sauvée. » Marc 5, 34.

Nous sommes habitués à proclamer la foi de l’Eglise, notre foi dans des formules que nous connaissons par cœur. Il n’y a rien de ces mots longuement mûris dans les premiers temps de l’Eglise. En quoi Jésus reconnaît-il la foi d’une simple femme, notre propre foi. Quelle foi peut nous sauver ?

Quatrième jour : « Cette femme était païenne. » Marc 7, 26

Nous sommes toujours tentés de penser que Dieu a des devoirs à notre égard, parce que nous sommes baptisés, fidèles, engagés. Comme les premiers disciples de Jésus et ses premiers témoins, nous sommes choqués et scandalisés lorsque nous constatons que l’attention de Jésus rejoint celles et ceux que nous qualifions volontiers de n’importe qui. Pourquoi ces choix étranges ?

Cinquième jour : « Tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Marc 8, 33

Les apôtres doivent franchir un grand pas : accepter que Jésus ne soit pas la réalisation fidèle de l’image qu’avec tout un peuple, ils ont du sauveur. Même si nous sommes les héritiers d’une belle tradition, nous le connaissons si peu ! Il faut vraiment tout quitter pour le suivre.

Sixième jour : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. » Marc 15, 39

C’est un païen qui proclame et d’une certaine manière dévoile l’identité de Jésus. Le moment n’a rien de glorieux. Jésus vient d’expirer comme un condamné, un oublié, un rejeté. Seule une réelle conversion nous permet, à notre tour de reconnaître le Fils de Dieu.

Septième jour : « Il commença à les envoyer deux par deux. » Marc 6, 7

Nous sommes prêts à comprendre maintenant le sens de la mission confiée aux disciples dès le début de la prédication de Jésus. Pourquoi à l’heure des moyens modernes, et au risque de l’incompréhension, demeure-telle pour nous le modèle de la mission ?

Huitième jour : « Ce que j’ai, je te le donne. » Actes 3, 6

Que s’est-il passé ? Jésus est retourné vers son Père. D’où viennent le force, l’audace, le courage et les persévérances des apôtres si fragiles et inquiets face à la mort de Jésus. Pourquoi soudain proclament-ils les paroles de Jésus et accomplissent-ils avec fécondité les gestes de Jésus ? Cette ardeur nous est donnée.

Neuvième jour : « Je n’ai personne. » Jean 5, 7

Le cri de désespoir ou de résignation du paralysé retentit si souvent dans notre monde et notre société. Jésus vient et nous envoie pour que jamais le plus petit d’entre ses frères et nos frères ne puisse dire qu’il n’a personne pour l’aider à porter ses fardeaux. Avec le pape François, partageons la joie de la fraternité.

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