Sanctuaire Sainte Rita Vendeville
Sanctuaire Sainte RitaVendeville

Les 150 ans de notre église

 

Vendeville,

les 150 ans de notre église

(février 2018)

 

L’histoire d’une église

 

Vendeville fut, dans son histoire seigneuriale et civile, attachée étroitement à celle de Templemars, tout au moins jusqu’à la Révolution. Depuis, Vendeville est devenue commune distincte, elle possède son histoire personnelle. Cependant, pour la vie paroissiale, il n’en fut pas ainsi : elle était jadis attachée à Lesquin. Leur destin fut commun depuis les temps les plus reculés… jusqu’en 1867, époque à laquelle l’église de Vendeville fut érigée.

 

La première démarche officielle pour sa construction fut faite par M. Désiré Buisine, maire, fort bien épaulé par ses amis M. Leclercq et M. Delattre. Le 13 mars 1862, le conseil municipal et les plus forts contribuables de la commune, réunis, approuvèrent les devis qui leur furent présentés et votèrent à l’unanimité les impositions extraordinaires pour couvrir les frais estimés à 38.800 Fr.

 

Pour une population de 480 habitants, l’effort demandé était immense, d’autant plus que la commune, ne possédant ni rentes, ni biens immobiliers, devait trouver les ressources suffisantes auprès de la population qui, d’ailleurs, était toute disposée à les accorder. Les notables du village versèrent les premières souscriptions et leur exemple fut vite imité par tous. L’administration intelligente et sage put participer aux frais dans une bonne mesure et l’aide accordée par le conseil général compléta la somme nécessaire à l’entreprise.

 

L’adjudication eut lieu le 31 mars 1866, d’après les devis de l’architecte M. J.B. Leroy, de Lille, en faveur de M. Auguste Caby, entrepreneur, également lillois. Le lundi de Pâques 2 avril 1866, c’est-à-dire deux jours après cette adjudication, eut lieu la bénédiction de la première pierre de l’édifice. Les travaux, commencés sans retard, prirent fin au mois d’octobre de l’année suivante et l’église pouvait, désormais, être vouée au culte.

 

La cloche, don d’un paroissien, fut baptisée le 2 octobre 1866 et reçut le nom d’Adèle.

 

Puis l’église fut consacrée le 29 octobre 1867, par Mgr Regnier, archevêque de Cambrai, venu rendre aussi un témoignage de reconnaissance envers tous ceux qui, riches et pauvres, avaient apporté leur pierre à l’édification de la nouvelle église, depuis les gros propriétaires jusqu’aux pauvres laboureurs ou modestes ouvriers.

 

Par décret épiscopal du 8 avril 1868, l’église fut placée sous le vocable de Saint Eubert, qui évangélisa toute la région, avec Saint Chrysole et Saint Piat. La paroisse eut les limites de la commune. Des prêtres de Lille et M. l’abbé Bourgeois, aumônier de l’Hospice de Seclin, y célébrèrent les offices le dimanche jusqu’à l’installation, le 1 décembre 1868 de M. l’abbé Auguste Pionnier, premier curé de Vendeville. Mais, si le gros œuvre du magnifique édifice était achevé, il restait pourtant bien d’autres travaux à exécuter à l’intérieur, notamment les peintures, le vitrage et le pavement. On chercha et on trouva, une fois de plus, les sommes nécessaires à ces travaux. Le pavage fut entrepris en 1873. Les cinq vitraux et les douze grisailles furent posés en 1869, 1870 et 1874 grâce à des dons de paroissiens et de personnes extérieures à la commune. La construction de l‘église fut définitivement achevée en 1874.

 

Hélas, le 15 mai 1917, la cloche Adèle fut enlevée par les Allemands, probablement dans le but de la refondre et de fabriquer des munitions. L’église  de  Vendeville  ne  pouvait  rester  sans  voix.  Adèle  fut  remplacée le 21 mai 1922 par une nouvelle cloche baptisée Julie, Marie-Louise, Jeanne, Maria, Elisabeth et Madeleine.

 

Les nombreux pèlerins, aujourd’hui attirés par les vertus des reliques que l’église renferme, se doutent-ils que le mérite de sa construction revient, en bonne place, aux deniers de la pauvreté, précieuses épargnes, résultat de bien des labeurs et aussi bien des privations.

 

 

 

La dévotion à Sainte Rita

 

C’est en 1928, sous le ministère de M. l’abbé Henri Dumortier, que l’histoire commence. Un jour, son attention est attirée par l’annonce d’un journal. Une Lilloise de la rue d’Arras, Melle Jeanne Dypersin offrait une statue de Sainte Rita, en reconnaissance pour une grâce obtenue, à l’une des paroisses les plus humbles de la région lilloise. Elle ne se doutait pas des conséquences heureuses de son geste. Le pasteur accepta aussitôt, devenant alors, sans le pressentir, l’instrument providentiel d’une orientation nouvelle prise par l’église de Vendeville, au fil des ans. La statue, un modeste objet de plâtre, sans grande valeur, fut donc envoyée par chemin de fer…en gare de Seclin, où un fermier vint la récupérer avec son attelage pour la conduire où elle est devenue, depuis, l’objet de tant de dévotions, de faveurs et d’espoirs.

 

La statue fut placée, quelques années, au fond de la nef latérale de l’église (à l’emplacement actuel de la statue de Saint Joseph). On peut encore y voir le bas-relief qui représente Sainte Rita soignant un malade.

 

« L’avocate des causes désespérées », puisque telle est, si l’on peut dire, l’appellation de Sainte Rita, n’a, quant à elle jamais désespéré dans les épreuves qui l’ont pourtant accompagnée durant toute sa vie, comme épouse, comme mère, comme religieuse. Sa vie sur terre fut un chemin de croix, à la suite du Christ.

 

M. l’abbé Dumortier obtint une belle relique de Sainte Rita, du monastère de Cascia et demanda l’autorisation de procéder à l’érection canonique de la confrérie de Sainte Rita.

 

Depuis 1928, ce pèlerinage s’est miraculeusement mis en route ; si cela n’était qu’une affaire humaine, il y a longtemps qu’on ne parlerait plus de pèlerinages à Sainte Rita. Et pourtant, ici les pèlerins écrivent de partout, ils viennent de très loin pour des détresses morales ou physiques. Ils ont une très grande confiance en la « bienfaisante bonté » de la Sainte et à sa puissance d’intercession auprès de Dieu. Beaucoup disent qu’ils sont exaucés. Mais tous s’en retournent encouragés et réconfortés. Les milliers d’ex-voto qui couvrent les murs de l’église, témoignent de la reconnaissance des fidèles pour les grâces obtenues. Mais, faute de place, ces ex-voto ainsi que les fleurs artificielles, ne sont plus acceptés depuis une cinquantaine d’années.

 

 

 

L’église éprouvée, une nouvelle fois, par la guerre

 

En 1939, un soldat anglais mourut dans l’église. Il fut enterré dans la commune, à coté du monument aux morts.

 

Enfin, en 1943, les Allemands démolirent la pointe du clocher pour permettre le décollage et l’atterrissage de leurs avions, sur l’aérodrome de Lesquin, sans percuter l'église.  Le clocher  fut reconstruit  en 1947,  sous le ministère  de  M. l’abbé Petitprez, alors curé de Vendeville. Le cardinal Liénart inaugura le nouveau clocher.

 

 

 

Le centenaire de l’église

 

Ce centenaire fut célébré le 4 février 1968 et la célébration fut présidée par Mgr Prévost, vicaire général. Le prélat prononça l’homélie et insista sur l’esprit qui doit animer la grande famille paroissiale, où l’on s’aime, où l’on essaie de communiquer la foi aux autres, cette foi des ancêtres qui furent les artisans de cette église. Ensuite, le représentant de l’évêque bénit le nouvel autel installé face au peuple et le tabernacle de cuivre ciselé qui venait de prendre place au centre du chœur, derrière l’autel.

 

Voici quelques anciennes images et cartes postales

qui vous montreront ce qu'était l'église dans le passé.

 

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